Beaucoup de contribuables français sont séduits par l’idée de placer leur argent dans des banques suisses. Il faut dire que lesdits établissements ont su mettre en confiance leur clientèle en leur garantissant une qualité de gestion optimale et surtout une totale discrétion. A première vue, l’offre des gestionnaires de fortunes helvètes est très tentante. Toutefois, la prudence est de mise lorsqu’il s’agit de placements financiers. Peu importe la qualité de l’offre, faire appel à un avocat spécialisé est souvent nécessaire.

Zoom sur le savoir-faire suisse

Le secret bancaire suisse est devenu un véritable mythe dans le monde des affaires. Est-il réel ? En fait, tous les établissements bancaires du pays ont pour mot d’ordre de garantir une totale discrétion à l'égard de tous leurs clients. Il existe même une loi qui protège ces derniers. Celle-ci interdit aux banques de divulguer l’existence d’un compte sans l’autorisation de son titulaire. Certes, les règles ont changé depuis quelques années. Les gouvernements de certains pays comme la France et les Etats-Unis font de plus en plus pression sur les banques suisses afin d’obtenir certaines informations dans le cadre de la lutte contre l’évasion fiscale.

Toutefois, la tradition est encore conservée dans certains établissements puisqu'il existe toujours la possibilité de créer un compte sous un prête-nom ou un code. Le savoir-faire des gestionnaires de fortunes suisses est également bien connu. Ces derniers sont réputés pour être de véritables experts financiers. Ils sont en mesure de fournir une assistance de prestige en matière d’investissement et de gestion de patrimoine. Pour couronner le tout, la stabilité politique et économique du pays est un gage de sécurité pour les clients. Le risque de perte est relativement faible et ce, même en cas de crise.

L’appui d’un avocat pour plus de protection

Comme il a été indiqué auparavant, la loi concernant le marché financier est en train d’évoluer en Suisse (voir ici). Certaines banques locales commencent à imposer des règles afin de lutter contre le blanchiment d’argent. Ainsi, elles vérifient désormais l’identité des clients et demandent plus d’informations sur la provenance de l’argent déposé. En outre, les valises de billets ne sont plus acceptées depuis quelques années et les établissements imposent un plafond en cas de demande de retrait en liquide. En définitive, les règles sont de plus en strictes, ce qui généralement optimise les risques de conflit. Les clients ont intérêt à s’armer de vigilance afin de protéger leur patrimoine.

Certes, ils peuvent compter sur l’assistance du médiateur des banques suisses nommé Ombudsman en cas de problème. Ce dernier est censé étudier la situation et présenter une solution. Toutefois, l’appui d’un avocat est toujours nécessaire. En effet, le verdict présenté par le médiateur est parfois insatisfaisant. Seul un professionnel du droit pourra trouver le recours idéal dans ce cas. Dans certaines situations, il est possible de trouver une issue à l’amiable avec la banque. Mais dans d’autres cas, il faut porter l’affaire devant la justice.

Le client lésé a alors besoin d’une excellente défense. En faisant appel à un avocat depuis le début, il peut profiter d’une aide précieuse. Le professionnel aura eu assez de temps pour suivre l’affaire, ce qui lui permettra de constituer un dossier solide.